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    Brice Delsouiller : Le Film

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    Brice, le vacher à l’assaut des Pyrénées !


    Une équipe de télévision a suivit le traileur Brice DELSOUILLER durant 1 an et demi dans sa vie de tous les jours afin de mettre en évidence une vie de liberté qu’il partage entre sa passion pour son sport et son métier de vacher. Un temps passé en pleine montagne durant six mois à garder un troupeau de 400 vaches Gasconnes au coeur de l’Ariège. L’Ariège un terrain de jeu extraordinaire également pour exécuter de fabuleux entrainements et être prêt le Jour J sur les compétitions. Dans ce film diffusé sur ARTE, nous retrouvons Brice sur les épreuves de la Limone Skyrace (IT), de la Coma Pedrosa Skyrace (AND) et la Marrana Skyrace (CAT)

    Les Avant Premières :
    Avant première montagnarde le 20 janvier 2017 à Ax-les-Thermes à 19h30
    Avant première toulousaine au Club Alpin Français le 26 janvier 2017
    Festival de Luchon du 1er au 5 février 201

    Diffusion TV :
    Le samedi 28 janvier à 20h sur Arte, première diffusion du 42’ (version raccourcie)
    Le 4 février, vers 8h, sur Arte, première diffusion du 52’

    Titre du film
    Brice, le vacher à l’assaut des Pyrénées
    Sous-titre : la métaphysique du pâtre volant

    Auteurs :
    Sandrine Mörch, journaliste-réalisatrice
    Jérôme Prudent, monteur-réalisateur
    Christophe Picot, cameraman


    Résumé :
    Courir derrière ses vaches 5 mois de l’année à travers les estives d’Ariège lui a forgé un physique et un mental de champion. Aujourd’hui, Brice Delsouiller se rapproche pas à pas des meilleurs mondiaux sur les courses de montagne. Tous sont connus, sponsorisés, identifiés sur internet, habillés, « marqués ». Brice, lui, court dans des  baskets usagées et n’est joignable qu’à sa cabane d’altitude, à la nuit tombée. Pas de portable, pas de site internet, pas de communication. Il a choisi le silence, l’espace et le temps pour compagnie.

    En alliant sport de haut niveau et pastoralisme, il défend un métier, et la montagne ariègeoise.

    Entre 2000 et 3000 mètres, de mai à octobre, il garde près de 400 vaches. Levé à 5h, couché à 22h, il galope du matin au soir. Des que ses Gasconnes lui laissent un peu de répit, il bascule dans l’entrainement intensif, escalade des pics, dévale des précipices. L’estive est peu à peu devenue son champ d’entrainement. Exigeant à l’extrême, et jamais plat. En fin de saison, il a couru tant de dénivelés qu’il a des mollets d’acier et un coeur résistant à toute épreuve.

    La montagne lui a enseigné l’adversité, le risque, le défi. Et puis la lumière, les orages, les premières neiges. Quand il évoque l’aube et ses brouillards, les paysages à couper le souffle, le sanglier débusqué qui court, comme lui, le froid qui mord jusque dans son lit, c’est du Giono palpable.

    Il est la montagne aux forceps, quand il y lance son corps comme un fou furieux. Il est la montagne ludique, quand il s’amuse comme un gosse de ses prises de risques dans son immense terrain de jeu. il est la montagne spirituelle, et chaque pas affute sa pensée. Il est fou, heureux, simple, sain, philosophe et poète.

    Il cherche et cherche encore… Nouvelles voies, nouvelles pistes, nouveaux défis, nouveaux sommets, nouvelles victoires sur lui-même, nouveaux horizons pour ses yeux et son cerveau.


    Intention de l’auteur ! Sandrine Mörch : ” J’ai découvert Brice au cours d’une transhumance que nous tournions pour France 3. A 2OOO m d’altitude sur l’estive de Luzenac. Ses premières paroles, dans sa cabane de pâtre, me sont restées en tête : ses choix de vivre en haut, et de s’isoler d’un monde qui ne l’intéressait pas. Sans portable ni ordinateur, loin des décors de béton. Et sans être un anachorète pour autant.  Il a un père intello avec qui il partage ses bêtes et l’entretien de la ferme. Il avait une mère artiste. Il vit avec sa compagne, en bas,  les 7 mois en dehors de l’estive. Là, il va aussi au cinéma, au concert, au restaurant… Et s’il passe 5 mois en estive, à 2000 mètres et dans une cabane rudimentaire, c’est parce que c’est son biotope, au-delà de son gagne pain. Il aime son métier, il aime les vaches. Tout son corps se fond dans la nature. C’est le vent qui l’alerte, le soleil qui l’énergétise, l’herbe qui le porte, la beauté qui le guide. Peu de paysans jusqu’à ce jour se sont exprimés. Alors qu’ils connaissent cet univers que les urbains ne peuvent que subodorer, avec une nostalgie atavique. Tous ces paysans, qui de génération en génération ont travaillé cette terre sans jamais en parler.. Brice, lui, en parlait magnifiquement. J’ai eu envie de porter cette parole en bas.  Chez lui, le respect de la nature et du vivant, c’était du concret. En habitant cette autre planète, qui me paraissait  bien plus terre ferme que la notre, Brice incarnait une solution avec la nature. Tout en ayant les ingrédients d’un vrai homme moderne.

    Et puis j’ai trouvé que ses courses à travers la montagne étaient un formidable hameçon pour parler aux urbains. Le trail devenait tendance. Brice le vivait à la manière d’un cheval sauvage lancé au galop dans l’espace qu’il s’accordait. Une ode au corps qui freine, qui grimpe, qui grandit, qui revit, qui jubile. En pleine liberté.

    J’ai voulu insuffler de sa légèreté au monde d’en bas, tellement plombé, tellement inquiet. Partager son apesanteur.

    Ce film nous donne des ailes, il réhabilite l’homme-animal, il donne du sens tout en épinglant le non-sens, Il donne à réfléchir sur nos propres choix de vie. Il montre que l’excellence vient du terrain; que la liberté c’est dehors; que le pastoralisme c’est l’avenir de la montagne, que la montagne, c’est le dernier refuge, le no-limite, l’espace vierge, la dureté, le défi, et la beauté. Brice incarne cela de manière vivante et non théorique. Il est une utopie réaliste.

    J’invite le téléspectateur, en somme, à quelques ruminations ! ”

    Photos Igor Bertrand


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